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Vincent Taing : de #SUPDEWEB à San Francisco

Published 13 March 2017

Après un Bachelor en développement à #SUPDEWEB Paris, Vincent Taing a réalisé son rêve de travailler dans une start-up à San Francisco. Il occupe depuis le mois d’octobre 2016 le poste de SoftWare Engineer Intern chez Quri. Il nous raconte son parcours et son expérience aux Etats-Unis.

Quelles sont les activités de Quri et quel est votre rôle au sein de cette start-up ?

Quri fournit des outils analytiques aux marques comme Heineken, Pepsi ou encore Heinz. Nous collectons des données en envoyant des personnes (des shifters) dans les supermarchés pour prendre des photos et répondre à des questionnaires, en échange d’une rémunération. Mon rôle est de maintenir et de développer le back-office qui permet de gérer les clients, les chiffres et de créer les questionnaires. Je m’occupe ainsi de construire l’interface visible pour l’utilisateur grâce à JavaScript, un langage informatique.

Vincent Taing formation développeur supdewebComment avez-vous trouvé ce poste ?

Mon rêve était de travailler pour des start-up, notamment à San Francisco, qui a selon moi une place centrale dans l’écosystème des start-up mondial. Ici, les développeurs sont vraiment à la pointe de la technologie et les salaires sont beaucoup plus attractifs qu’en France. Cependant, trouver un stage aux Etats-Unis est très compliqué car les entreprises ne connaissent pas les visas stagiaires ou sont sceptiques quant à embaucher des juniors étrangers. Trouver un stage ne se fait pas du jour au lendemain. Pendant huit mois, j’ai postulé en parallèle dans d’autres pays comme le Canada, l’Allemagne, le Danemark, le Brésil ou encore le Royaume-Uni. J’ai reçu des centaines de mails de refus et quelques offres d’embauche. Finalement, une personne de mon entourage connaissait quelqu’un qui cherchait un développeur de mon profil à San Francisco. J’ai passé plusieurs entretiens sur Skype et après quelques rebondissements, j’ai été accepté à Quri !

Dans quelle entreprise rêveriez-vous de travailler ?

J’adorerais travailler dans une grande start-up comme Airbnb. J’aime énormément cette société. J’ai une grande passion pour le voyage, leur produit est fantastique et leurs technologies sont impressionnantes. Par-dessus tout, leur culture d’entreprise est géniale ! Mon objectif ensuite serait de monter ma propre start-up.

Pourquoi cette envie d’évoluer dans une jeune pousse et pas dans un grand groupe ?

Je pense que la culture du travail est bien différente selon le type d’entreprise. Dans une petite structure, il y a plus de flexibilité, d’agilité et de liberté. Les perspectives d’évolution y sont, selon moi, plus intéressantes. Les outils de travail (choix des technologies pour les développeurs) y sont plus agréables. Enfin, je pense que je serais personnellement moins susceptible d’être impliqué dans le processus de décisions dans un grand groupe que dans une start-up. A Quri, je me sens plus engagé et responsable. Mon travail est moins dilué dans la masse ; j’ai plus d’impact et j’apprends plus rapidement.

Combien de temps comptez-vous rester aux Etats-Unis ?

Mon avenir à San Francisco est très incertain. Ceci à cause de l’administration. Tout d’abord, tous les contrats ici sont at-will, ça veut dire que l’entreprise peut vous licencier ou que vous pouvez démissionner à tout moment. Ensuite, en qualité de jeune diplômé, je bénéficie d’un visa de travail valable un an. Pour le prolonger, mon entreprise vient de me proposer de demander un visa de travailleur temporaire d’une validité maximale de 7 ans. Cependant, ce visa est très compliqué à obtenir : il y a un quota déterminé chaque année et le nombre de demandes est trois fois supérieur à ce chiffre. Il est long à obtenir et la démarche représente un coût non négligeable pour l’entreprise qui doit faire appel à des avocats spécialisés dans l’immigration, respecter un calendrier très strict… Bref, compte tenu du climat politique et de la difficulté d’obtenir un visa de travail, je ne sais pas encore ce que je ferai l’année prochaine.

Selon vous, les développeurs sont-ils toujours autant recherchés par les recruteurs ? 

Largement ! A Quri par exemple, nous sommes en train d’en recruter. J’ai pu faire passer quelques entretiens. Mais, c’est compliqué de trouver de bons candidats. Les meilleurs sont déjà en poste et durs à débaucher. Et la formation de bons développeurs reste difficile à mettre en place…

Comment faudrait-il d’après vous former de bons profils ?

Pour moi, il est essentiel de faire sa formation en alternance. C’est pourquoi j’ai choisi ce cursus à #SUPDEWEB. Sa force est le rythme : quatre jours en entreprise et un jour à l’école. Je ne crois pas que d’autres écoles offrent ce format pourtant très intéressant pour l’étudiant et pour l’entreprise. C’est beaucoup plus rassurant pour un recruteur d’embaucher une personne qui sort de l’école avec trois ans d’expérience professionnelle plutôt qu’un candidat qui a fait quelques stages. Sans oublier le fait que le coût de la scolarité est pris en charge par l’entreprise !

Un autre aspect que j’ai apprécié de ma formation, c’est le fait de rencontrer des intervenants très compétents et à jour notamment sur JavaScript. C’était très intéressant d’apprendre et de discuter de choses « à la mode » avec eux.

Enfin, un conseil pour les étudiants ?

En deux mots, je dirais : restez curieux et positifs.