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Actualités Paris  

Rentrée décalée : témoignage de Vincent Fargeas

Publié 3 novembre 2017

Major de promo 2017 en M2 360 Digital et embauché avant l’obtention de son diplôme en tant que chef de projet digital, Vincent Fargeas a un parcours exemplaire. Pourtant, son cursus n’a rien de classique.

 

Pourquoi passer par une rentrée décalée ?

Après l’obtention d’un bac ST2S, j’ai intégré la faculté de psychologie. Cette formation n’était vraiment pas faite pour moi, dans le fond et dans la forme : pas assez d’encadrement et des cours trop théoriques et déconnectés de la réalité. J’ai lâché prise à la moitié de la deuxième année. J’avais entendu parler du système des rentrées décalées et j’ai été séduit par l’idée de ne pas perdre une année supplémentaire. A l’époque, je bricolais déjà un peu sur le web. C’était les débuts du web social. C’est ainsi que j’ai découvert #SDW qui formaient aux métiers correspondant à mes loisirs.

Rattraper toute une année scolaire en 4 mois, c’est un véritable challenge ?

Oui, et un challenge pas facile ! On passe d’un rythme relativement calme à l’université à un rythme intensif pour tout faire en un temps record. Cela a demandé une grande exigence à laquelle on s’est vite habitué. Finalement, une fois qu’on est dedans, on prend vite le coup. Il y avait certes beaucoup d’informations à assimiler en peu de temps, mais nous avions l’avantage de découvrir de nouvelles matières. C’était beaucoup plus stimulant que de l’apprentissage par cœur. On était bien loin de l’univers ennuyant du lycée et de la grande liberté de la fac. #SDW offrait un cadre certes, mais aux antipodes de la pédagogie scolaire car les professeurs étaient des professionnels en activité et toutes les disciplines étaient abordées d’un point de vue pratique.

 

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Avez-vous éprouvé des difficultés ?

Le plus dur pour moi fut de trouver un stage à la fin des 4 mois de cours. C’était la première fois que je faisais une recherche pour intégrer une entreprise. On avait eu des cours pour faire son CV, une lettre de motivation et du personal branding. On n’était pourtant pas sans arme. Ce fut plus facile pour trouver des stages les années suivantes et ensuite l’alternance à partir de la 3e année jusqu’au M2.

Quand vous avez rejoint les autres étudiants en 2e année, avez-vous senti une différence de niveau ?

Nous avions le même niveau que les autres. La seule différence est que nous n’avions pas eu un stage aussi long qu’eux. Mais on ne s’est pas senti lésés. Au contraire, faire une rentrée décalée m’a motivé et m’a boosté. On était fier de faire partie de la première promotion des « bis ». On se sentait différents des autres dans le bon sens du terme.